top of page

🌷Poésie et Mouvement Skhôlè🌷

28 sept.
2 min de lecture

Je suis arrivée assez tard à la poésie dans mon parcours. Pour la rencontrer, il y a quelque chose de l’ordre de l’ouverture, de la disponibilité, de la présence et du regard. Une manière de se tenir au monde, d’être attentive à ce qui nous entoure, aux mots, aux images et aux résonances qu’ils éveillent.


La poésie ouvre un espace où les mots retrouvent leur puissance d’évocation, où les images éveillent la pensée et où la langue révèle des dimensions du monde que le langage ordinaire laisse parfois dans l’ombre.


La poésie nourrit l’âme, disent certains. Je pense qu’elle bouscule tout autant. Elle nous remet en route, nous remet en chemin. Elle aiguise les sens, déplace le regard et nous rend attentifs à ce qui, jusque-là, nous échappait.


Lire un poème, s’attarder sur un vers, écouter le rythme d’une phrase, laisser résonner une image : autant de manières d’habiter la langue et de se rendre disponible à ce qui, en nous et autour de nous, cherche à prendre forme.


Dans le mouvement Skhôlè, la poésie rencontre la philosophie, les mythes et la création. Elle invite à une expérience sensible de la pensée, où les mots ouvrent des chemins de réflexion, de perception et de relation au monde.


La poésie ouvre également sur le merveilleux, comme l’exprime si bien Sylvain Tesson dans Avec les fées :

« Pour moi, le merveilleux, c'est quand un paysage ou une géographie a été fécondée par l'histoire des hommes, le mythe, la littérature, la poésie, les légendes. À ce moment-là, vous regardez un promontoire, une pointe, un coucher de soleil sur une plage battue par le ressac et vous voyez autre chose que ce que vos yeux regardent. »

— Sylvain Tesson, Avec les fées


Photo - Thought Catalog

Commentaires


bottom of page