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🤔Ecouté pour vous - L’IA va-t-elle appauvrir notre intelligence ?

24 oct. 2025
2 min de lecture




Merci Ă  Vincent Flamand, philosophe, pour cette mise en perspective.


L’IA va-t-elle appauvrir notre intelligence ?


Y-a-t-il un risque que notre intelligence humaine s’artificialise… que l’IA transforme notre rapport au monde ?


Synthèse des idées de Vincent Flamand :


  • Vincent Flamand apporte un regard sur la façon dont l’intelligence artificielle (IA) se conçoit : « l’intelligence artificielle elle se comprend entièrement dans la logique problème-solution. » Pour lui, cette logique est très limitĂ©e : elle peut rĂ©pondre Ă  des problèmes, mais elle ne sait pas traiter tout ce qui relève de la vie : les relations d’amour, d’amitiĂ©, le sens, ce qui nous dĂ©passe.


  • Il insiste sur la fragilitĂ© et la beautĂ© de l’intelligence humaine : « Les humains ça bafouille… ils ont une intelligence fragile, une intelligence poĂ©tique… » Selon lui, l’IA enferme l’humain dans une approche utilitaire : « je vais vers le monde comme quelque chose Ă  rĂ©soudre ». Or, on pourrait aussi aller vers le monde avec Ă©merveillement, crainte, joie — et cela, pour Flamand, c’est aussi de l’intelligence.


  • Il formule une peur profonde : « Ă  force de frĂ©quenter, d’utiliser cette intelligence robotique… on finisse par perdre tout un rapport au monde.» Autrement dit, l’usage massif et continu de l’IA peut nous dĂ©connecter de cette intelligence humaine plus fragile, plus sensible, et nous faire perdre une manière de vivre le monde qui ne se rĂ©sume pas Ă  la rĂ©solution de problèmes.


🌱 Et moi, comment je m'y prends


Je fais en sorte que l’intelligence ne se réduise pas à résoudre.


Je refuse cette logique du problème et de la solution,

celle qui découpe le réel,

qui mesure,

qui classe,

qui évalue.


Ici, l’intelligence est une rencontre —avec soi, avec l’autre, avec le monde.

Elle hésite, elle tâtonne, elle s’émerveille.

Elle sait se taire quand le silence en dit plus.


Nous croyons à l’intelligence fragile,

celle qui bafouille,

qui cherche des mots justes,

qui ne prétend pas savoir mais s’aventure.


Je crois à une intelligence poétique,

qui tremble devant ce qui la dépasse,

qui accueille la joie, la peur, la beauté,

et s’incline devant le mystère du vivant.


Parce que penser,

ce n’est pas que résoudre.

C’est aussi s’ouvrir.

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