✍Écrire et Mouvement Skhôlè✍
Écrire occupe une place particulière dans le mouvement Skhôlè.
Il s’agit d’abord de s’accorder un temps pour soi, un temps où les mots peuvent venir, se déposer, se chercher, sans autre exigence que celle de leur donner une place.
L’écriture n’a pas nécessairement vocation à être lue, partagée ou publiée. Elle peut demeurer dans l’espace intime de la page, à l’abri du regard d’autrui. Écrire juste pour soi, comme l’évoque Régine Detambel, c’est s’autoriser à entrer dans une relation singulière avec les mots, à laisser émerger une pensée, une image, un souvenir, une question, parfois même ce qui échappe encore à toute formulation.
Écrire permet de prendre le temps de regarder ce qui nous traverse, de reprendre le fil d’une pensée, de faire des liens, de déplacer un regard. Le geste d’écrire engage le corps, la main, la mémoire, l’imaginaire et la langue. Il donne une forme provisoire à ce qui cherche à se dire et ouvre parfois des perspectives inattendues.
Dans le mouvement Skhôlè, l’écriture rencontre la philosophie, les mythes, la poésie et la création. Elle devient un espace d’exploration et d’élaboration, où chacun peut accueillir ses propres mots, s’attarder sur une question ou se laisser surprendre par ce qui advient sur la page.
Écrire pour soi, c’est aussi s’offrir le temps d’une rencontre avec sa propre pensée, avec la langue et avec ce qui, dans l’expérience, cherche encore sa forme.
Photo : Rafael Leao




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