🎨La création et la mythologie comme outils pour appréhender la question du travail🎨
- shaastrain

- 10 févr.
- 2 min de lecture
J'utilise l'acte de création et la mythologie comme outils de compréhension du rapport de l'homme au travail.
L'acte de création, tel que le pense Paul Audi, désigne ce geste existentiel par lequel la vie se rapporte à elle-même et ouvre des possibles. Il permet de donner forme au chaos, de redonner une puissance nouvelle à la vie. « Créer est cet événement à la fois éthique et esthétique qui consiste à redonner de la puissance à la vie en lui ouvrant le champ des possibles », écrit Audi. Ailleurs, il précise : « Créer c'est créer du possible à partir de la vie et sur le plan invisible de la vie ». Celui qui crée ouvre la vie à une dimension nouvelle et inaperçue, lui confère une portée différente, une extension, voire une expansion.
La mythologie s'inscrit dans cette même fonction de compréhension. Les récits mythiques donnent des formes symboliques aux expériences humaines fondamentales : effort, contrainte, répétition, transmission, limite, excès, perte et orientation de soi. Ils permettent ainsi de lire ce que le travail fait à l'homme, et ce que l'homme tente d'y faire avec lui-même.
En mobilisant l'acte de création et la mythologie, je ne pose pas le travail comme un lieu de création, mais comme un lieu d'épreuve du rapport à la vie. Ces deux références offrent un langage pour penser ce qui se joue dans le travail réel, au niveau existentiel, affectif et symbolique — là précisément où les catégories fonctionnelles et gestionnaires restent muettes.
Création et mythologie servent ainsi à éclairer la manière dont les individus se tiennent dans leur travail, se débattent avec ce qui leur est imposé, et cherchent — ou non — des formes de continuité, de cohérence et de sens dans leur trajectoire.

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